| La terre est notre soleil |
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| Écrit par Thierry CHABBERT |
| Jeudi, 08 Octobre 2009 08:16 |
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La terre est notre soleil La terre est précieuse. La respecter et la protéger est un acte vital. Elle doit subvenir à nos besoins ainsi qu'à ceux de nos enfants à qui nous la transmettons. Or, de graves erreurs ont été commises, depuis l'après-guerre, au nom de la productivité agricole et des risques de pénurie alimentaire. Certaines conséquences ont été mises dramatiquement en lumière : pollution des nappes phréatiques, veaux aux hormones, vache folle... D'autres conséquences sont, à plus long terme, tout aussi néfastes : désertification des campagnes, produits standardisés et sans goût, disparition des traditions régionales. Une prise de conscience générale s'opère aujourd'hui en faveur de la santé de l'homme, de la qualité de l'environnement et du rôle des agriculteurs, grâce à une agriculture plus attentive à la pérennité de la terre nourricière, au respect de l'environnement et au goût des aliments. Agriculture biologique : le choix d'une qualitéDes enquêtes récentes montrent que le mot "biologique" est souvent confondu avec le mot "diététique". Il n'y a pas de lien entre "biologique" et "diététique". L'agriculture biologique est un mode de production agricole, aujourd'hui parfaitement défini, réglementé et contrôlé. Ses principes, s'appliquant aux végétaux et aux animaux, sont respectueux des équilibres écologiques, de la fertilité des sols, de l'environnement et du bien-être des animaux (rotation des cultures, choix des variétés adaptées au terrain et au climat, interdiction de l'élevage en claustration, etc.). Les produits autorisés pour la fertilisation, la lutte contre les insectes et les maladies sont dûment répertoriés. Les engrais chimiques, les herbicides, les insecticides, les fongicides de synthèse sont interdits. La reconversion à l'agriculture biologique exige un délai de deux ou trois ans, temps nécessaire à l'épuration des sols de leurs résidus de produits chimiques. Fertilisants naturels L'agriculture biologique recourt, de préférence, à la fumure organique : fumier issu des élevages, guano, algues marines, débris végétaux. Les matières organiques fraîches doivent être compostées avant emploi, c'est-à-dire soumises à un processus particulier de fermentation à l'air libre. La technique des engrais verts est largement pratiquée : elle consiste à cultiver des plantes aptes à fixer l'azote et à mobiliser les réserves minérales de la terre, puis à incorporer ces cultures dans le sol. Certains minéraux inscrits sur une liste officielle peuvent être utilisés en appoint. Respect de la terre Les labours restent peu profonds, ce qui permet d'aérer le sol sans le retourner et de ne pas enfouir les matières organiques fraîches. L'agriculteur limite le nombre de passages et choisit d'intervenir au moment propice. Vivre avec les mauvaises herbes Pour conserver aux plantes cultivées leurs résistances naturelles, l'agriculture biologique tolère la présence d'herbes indésirables au-dessous d'un certain seuil. Des techniques préventives permettent de limiter les invasions de plantes adventices (plantes "sauvages" qui poussent sur des sols sans y avoir été semées) : alternance de cultures étouffantes et nettoyantes, pratique du faux semis qui fait germer les mauvaises herbes en vue de l'arrachage. La méthode la plus sûre reste le désherbage manuel, mécanique ou thermique. Protections naturelles La lutte contre les ravageurs cherche à freiner plutôt qu'à éliminer. Elle intègre un grand nombre de méthodes naturelles, traditionnelles et nouvelles : sélection de variétés adaptées au terroir et naturellement résistantes, rotation des cultures, associations de plantes qui "s'entraident", utilisation de filets et de répulsifs, lâchers de prédateurs. Certains insecticides extraits de végétaux (chrysanthèmes, légumineuses) sont tolérés. En cas de péril majeur pour les récoltes, l'agriculteur peut recourir à quelques produits industriels inscrits sur une liste officielle. Elevage bio L'élevage biologique se fonde en deux principes : - la sélection de races adaptées aux conditions locales ; - une alimentation issue de l'agriculture biologique. Les animaux sont élevés le plus souvent possible à l'extérieur. Les bâtiments doivent satisfaire à des normes d'hygiène et de bien-être des animaux. Les mutilations (en particulier l'écornage des bovins) sont interdites. Pour la prévention et le traitement des maladies, l'agriculture biologique recourt aux médecines douces, sauf en ce qui concerne les vaccinations obligatoires. |
| Mise à jour le Jeudi, 08 Octobre 2009 09:00 |





